Ha la la les amis, j'ai des millions de choses à vous raconter !

Tout d'abord, ma petite sœur étant sur le point de fêter ses 18 ans, nous avons décider de lui offrir un cadeau un peu hors du commun, ou plutôt, un cadeau qui marquerait le coup. C'est comme ça que nous l'avons emmenée voir Mickey ! Mais ça, je vous le raconterai bientôt, photo à l'appui...

Ensuite, avec Loloche (oui la Loloche des lingettes bio et du tablier Elsie), nous avons décidé de faire un troc. En fait, il y a quelque temps, elle a proposé un tuto du fleur pour mettre ne broche ou en pince à cheveux. Mais moi, je suis une quiche en couture, ou tout du moins je n'ai pas le matériel nécessaire. Donc je lui ai demandé de m'en faire une. En échange, je lui envoie une petite peinture. Pour la seconde fois, mes créations vont passer la frontière. Dès ce soir, je poste mon colis ! J'espère vraiment que mon petit dessin plaira à Laurence. Et je me réjouis vraiment de recevoir la fleur à cheveux !




Autre lieu autre temps... Il y a quelques semaines maintenant, je vous parlais de mes problèmes relationnels avec un ami. Cet ami, beaucoup l'auront compris, surtout si vous vivez dans mon entourage, n'est autre que ce bon vieux Gaël. Règlement de compte par blogs interposés c'ets devenu assez commun en somme. Donc je vous propose à vous mes chers lecteurs adorés de vous faire partager notre dernier échange...

Ainsi donc, avant hier, mon lecteur de flux RSS chéri m'informe d'une nouvelle mise à jour sur le blog de Gaël. Voici ce qu'il dit :

On a tous un jour ressenti cette sensation. Ce mélange de jalousie, d'envie, de haine et de tristesse. Quand ça arrive, c'est l'estomac qui chope tout. On le sent comme retourné, comme s'il se nouait. C'est tellement attroce de se dire qu'on ne peut rien y faire et que quand on aime les gens, il faut les laisser s'en aller.

Les laisser partir pour mieux les retrouver, c'est ce qu'il faut se dire. Certains ne reviendront jamais, ceux-là ne comptaient pas, ne valaient pas la peine qu'on s'y attarde. Certains reviennent au bout d'un temps, c'est alorsla place pour de bons moments. D'autres ne partent pas très loin et c'est un bonheur de chaque instant. D'autres encore restent et suivent le même chemin que moi, m'épaule à chaque difficulté et partagent mes réussites.

La vie est dure... et en plus, elle est longue !

Ni une ni deux, je lui laisse un commentaire :

Je ne peux que comprendre ce que tu dis... incompatibilité, besoins qui diffèrent, ..., laissons tout ça de côté car ton article soulève une question plus profonde, une question qui peut même apporter des début de réponses pour ton message précédant. La question est celle-ci : l'amitié telle que tu sembles la concevoir ne nécessite-t-elle donc aucun effort de ta part ? Éternel reproche de ma part peut-être, mais qui prédomine dans ton article : tes amis vont, viennent, s'ils partent, tu es triste ou pas, s'ils reviennent, tu es heureux, ou pas... Mais toi, quel rôle joues-tu dans un face à face amical ? Dissertation du lundi, pour bien commencer la semaine...

Égoïstement, je suis curieuse de la réponse que tes méninges te dicteront...

Malgré tout amicalement,

Caro

Il est vrai que malgré tout, je garde une infinie tendresse pour ce copain. On n'a commun un super passé, de super souvenirs et puis bon, j'ai beau être furax pour certains trucs précédemment expliqué, je ne suis pas extrémiste non plus et je ne suis pas pour les "ne me parle plus jamais ! je te hais"... faut pas croire... Moi je l'aime quand même beaucoup mon p'tit Gaël, même si il ne peut m'apporter ce dont j'aurais eu besoin...

Le lendemain, je suis ravie de voir qu'il m'a répondu !

Tu dis : "l'amitié telle que tu sembles la concevoir", je ne pense pas qu'il s'agisse de l'amitié, mais des amitiés. Je considère chaque amitié que j'entretiens ou ai entretenu comme une relation à part entière, une amitié particulière. Avec des similitudes et des différences par rapport aux autres relations amicales ou non. Je ne pense pas qu'il faille compter les points dans une relation. Surtout en amitié. Si on passe son temps à se dire : "Moi, je l'ai invité 2x et lui 1 seule, alors, c'est à son tour", "C'est moi le dernier à avoir envoyé un sms, j'attends qu'il réponde",...

Pourquoi attendre des nouvelles quand on peut en demander ? Pourquoi mesurer l'amour qui est offert et le comparer avec celui qu'on donne soi-même ?

Pour répondre à ta question, je pense ne pas être passif dans mes relations. Je ne pense pas non plus ne faire aucun effort. Je ne dis pas par là que je suis irréprochable, que je ne pense pas parfois que je vais attendre que les choses se passent plutôt que de prendre moi-même des nouvelles par exemple.

Mais considérer que je ne fais AUCUN effort dans mes relations serait à mon avis une erreur de jugement.

J'ai cru une fois, en l'amitié éternelle. Une amitié d'enfance qui dure et dure malgré le temps. Les choses évoluant et la vie qui avance ont fait que cette amitié a pris une tournure plutôt désastreuse.

J'ai accepté beaucoup de choses dans cette relation, mordu sur ma chique face à la maladresse coutumière de cet ami, pardonné plus que jamais, avalez des annonces assez amères et j'en passe. J'ai fait beaucoup de choses qu'on pourra qualifier d'efforts si on veut parler d'efforts.

Oui, je suis toujours blessé de cette échec, oui, j'ai toujours mal, oui, c'est même plus difficile pour moi de faire confiance, de croire que je ne perdrai pas ceux que j'aime, mais ainsi va la vie. Que puis-je y faire ?

Qu'on dise que je ne sais pas tenir d'amitié à distance, oui, c'est vrai. Qu'on dise que je ne suis pas toujours l'ami que je devrais être (il y a des règles ? des façons de faire ?), je suis d'accord. Mais surtout, surtout, qu'on ne dise pas que je ne fais aucun effort !

Je suis pour l'expression et loin de moi l'idée de penser que chacun ne peut pas s'exprimer. Alors ne vous gênez pas :)

Rhaaaa j'adore les échanges de ce genre. J'y vois un profond bénéfice pour notre amitié un peu étouffée... Un mieux, une éclaircie... Et c'est en étant tout le temps sur le banc de natation que j'ai pris goût aux dissertations... Donc je lui répond, avec un plaisir immense ! J'aime tellement les échanges de mots et d'idées ! En même temps que je rédigeais ma réponse, je discutais avec Tom et je lui disais que j'étais très contente de ces échanges et que je me demandais si je proposerais pas à Gaël d'aller boire un verre, juste nous deux, un de ces jours...

Donc je lui réponds ceci:

Je suis d’accord avec chacun des points de ta réponse, points qu’on ne retrouvait en rien dans ton article. Je suis même la première à défendre cette espèce de liberté que tu retrouves dans l’amitié. L’amitié ne répond pas à la loi du donnant-donnant, pas de hiérarchie, pas de toi plus que moi ou l’inverse. Et c’est ça que j’aime plus que tout dans l’amitié.

Maintenant, ici, on dit ce que l’amitié n’est pas. Mais du coup, l’amitié, c’est quoi ? Quelles sont les valeurs de l’amitié ? Qu’est-ce qu’on recherche en « tombant en amitié » ?

Sans emprisonner l’autre, l’amitié est tout de même une attention particulière pour quelqu’un, un lien étroit qui lie deux personnes, une oreille attentive, une complicité, une présence…

Tes arguments, je les crie haut et fort, je les défends avec force. Mais ils ont un double tranchant très négatif, un sale revers : la fainéantise. Oui l’amitié est Liberté. Mais ça n’empêche qu’elle est aussi fidélité et attention. Julio Eglesias a dit un truc intelligent une fois : « L’amitié, c’est la fidélité, et si on me demande ce qu’est la fidélité ? Je répondrais c’est l’amitié ! » Attention, on parle de fidélité, pas d’exclusivité. Et pour moi, c’est aussi important que la Liberté. Une amitié demande de l’entretien ! Pas beaucoup, moins que l’Amour, mais elle en a besoin quand même. L’amitié est une rose qui a besoin d’un peu d’eau pour s’épanouir. Un ami, c’est l’oreille attentive qui écoute tes malheurs et te console. Mais c’est aussi, et peut-être surtout, l’oreille réjouie qui écoute et partage ton bonheur, sans jalousie, juste le partage de la joie de l’autre. L’amitié, c’est perdre un peu de son temps pour l’autre. « C’est le temps que tu as perdu pour ta rose… » St-Ex et cetera… Parce que, s’il était avec nous, Antoine de Saint-Exupéry te dirait que tu deviens responsable de ce que tu as apprivoisé.

Mais, lorsque l’oreille attentive se bouche, lorsque plus personne n’est là pour se réjouir, ou qu’il n’est plus disponible, mais plus disponible à temps plein, pas juste pas disponible en ce moment… Il est où le lien ? Elle est où l’amitié ? Et de ce sentiment si puissant, il ne reste plus que la liberté ou le néant…

Bon après, Saint-Exupéry étant un saint homme, il a dit aussi ceci : « Il faut exiger de chacun ce que chacun peut donner. ». Et il a aussi dit : « Il est bien plus difficile de se juger soi-même que de juger autrui ». Un saint homme je te dis ! Il avait tout compris… Il avait compris que personne n’est parfait et que l’amitié est une source de rage et de mécontentement dont il serait déraisonnable de vouloir se passer. Mais ça, ce n’est pas lui qui l’a dit, mais je ne parviens plus à me rappeler qui est le brillant auteur de cette Citation.

Et puis, à croire qu’il te connaissait, il peut parfaitement résumer tout ça, notre bon Antoine, en disant : « On risque de pleurer un peu si on s’est laissé apprivoiser… »

Je me sens plus légère, je suis heureuse de ces mots, positifs et francs... Je me réjouis à fond de sa réponse... mais elle ne vient pas... A la place, il a modifié son design et retiré le lien de mon blog dans sa liste...

Ce qui m'apparaissait comme positif ne l'était visiblement pas pour lui... Un peu comme les visions de Jean Dujardin dans OSS 117 lorsqu'il repense aux bons moments passés avec son meilleur ami...

Affaire à suivre...



Autre affaire : en prévision du mariage, de l'été, et tout et tout, Tom et moi, on a décidé de faire régime ! Et oui ! Si si je vous jure !!! Souhaitez moi bonne chance !